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À l’avant-garde des réunions virtuelles: les esprits curieux veulent savoir

20 avril 2020

Ashwin RanganAshwin Rangan, SVP, Engineering and Chief Information Officer (CIO)

Lorsque l'ICANN67 est devenue la toute première réunion publique de l'ICANN, nous étions loin d'imaginer l'intérêt que cela susciterait. C'est à partir d'un article consacré à nos préparatifs, publié par le journal Los Angeles Times dans ses éditions en ligne et papier, que l'importance de cette « innovation » a commencé à se faire sentir. Les nouvelles de notre exploit, une réunion mondiale (+ 130 pays) avec des taux de participation conséquents (près de 1800 participants), se sont propagées vite et loin. Nous avons commencé à être contactés littéralement de partout.

Peu après la dernière séance de l'ICANN67, nous avons commencé à recevoir des questions d'organisations qui souhaitaient savoir exactement comment nous avions fait. Parmi ces organisations il y avait des investisseurs de capitaux-risque, des petites entreprises, nos amis du Centre de coordination des réseaux IP européens (RIPE NCC) et le Forum sur la gouvernance de l'Internet (FGI), un organe des Nations-Unies.

Et les questions ne cessent d'arriver. C'est pour cette raison que je voulais partager nos réponses aux questions les plus fréquentes.

Est-ce que nous avons utilisé uniquement Zoom ? Quelle est la spécificité de l'ICANN67 en tant que réunion virtuelle ?

Effectivement, nous avons utilisé Zoom en fond de panier. Cela nous a permis de partager l'écran de présentation, de voir les participants, de les entendre parler, de les « voir » lever la main pour demander des clarifications et de donner aux participants un espace pour discuter entre eux. Zoom fournit aussi une fonctionnalité optionnelle qui permet d'enregistrer les séances.

Mais l'ICANN67 a offert beaucoup plus que cela. En plus des fonctionnalités propres à Zoom, nous avons fourni des services de transcription en temps réel, des services d'interprétation simultanée en français et en espagnol ; des traductions post-réunion en arabe, chinois et russe ; et une fonctionnalité intégrée de gestion de l'agenda et du calendrier. Nous avons « collé » tous ces éléments à l'aide de notre propre « superglue » : un système capable d'organiser ces différents éléments pour assurer visibilité, coordination et contrôle.

Pourquoi y a-t-il autant de personnes intéressées à la manière dont nous avons organisé la réunion virtuelle de l'ICANN ?

La situation liée au COVID-19 reste changeante et le virus affecte un nombre de plus en plus important de personnes à travers le monde. Dans ce contexte, les entreprises, les communautés et les pays sont confrontés à des périodes de confinement de plus en plus longs. Lorsque l'Inde a annoncé un confinement obligatoire de 21 jours, avec plus de 1 300 millions de personnes affectées, cette mesure est devenue la quarantaine la plus étendue de l'histoire de l'humanité. Ce n'est pas une situation facile ou confortable. En tant qu'êtres humains, nous sommes foncièrement grégaires, nous aimons fréquenter des gens, nous retrouver, discuter. Dans le monde des affaires, les entrepreneurs aiment bien « se regarder en face » avant de conclure un marché.

Le grand succès de notre réunion ICANN67 tient à sa configuration, basée sur une plateforme numérique bidirectionnelle, multipoint et multilingue, qui a permis aux gens d'échanger en ligne, d'avoir des discussions privées et de se « regarder en face » avec d'autres participants qui se trouvaient dans différents fuseaux horaires, aux quatre coins du monde.

C'est cette capacité élargie, qui vient s'ajouter aux fonctionnalités proposées par Zoom, qui suscite la curiosité des gens, et plus particulièrement d'organisations confrontées à des problématiques liées au multilinguisme. Ils souhaitent comprendre comment l'ICANN a mis en place une telle plateforme et espèrent pouvoir le faire eux-mêmes aussi.

Comment l'organisation ICANN répond-elle à ces questions ?

Pensons au monde d'aujourd'hui et au grand nombre de communautés qui se trouvent « confinées ». Maintenant imaginons ce même monde, mais cette fois-ci sans l'Internet et tous les outils et les fonctionnalités qu'il permet. L'idée semble à l'heure actuelle impossible, et pour être honnête, plutôt effrayante.

En tant qu'acteur de l'écosystème de l'Internet, l'ICANN a un rôle critique à jouer pour veiller au bon fonctionnement des technologies qui sous-tendent l'Internet, à travers la création et le suivi d'un ensemble de protocoles mondiaux. C'est dans le cadre de cette construction que l'organisation ICANN sert l'intérêt public mondial. Aujourd'hui, la possibilité de rester connectés et productifs repose essentiellement sur les technologies Internet. La manière dont nous avons combiné technologie et capacités semble s'avérer intéressante et utile pour d'autres organisations confrontées à des défis similaires : mondialité, multipoint, multilinguisme, différents fuseaux horaires, etc.

Nous apprécions ces questions et nous partageons volontiers les solutions d'avant-garde que nous avons mises en place pour l'ICANN67.

Si vous ou votre organisation êtes intéressés à en savoir plus, n'hésitez pas à contacter ashwin.rangan@icann.org.

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SVP, Engineering and Chief Information Officer (CIO)

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