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Des DNSSEC pour garantir les ccTLD en Afrique

14 octobre 2014
Par Yaovi AtohounYaovi Atohoun

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DNSSEC particpants at the Ecole Nationale Supérieure des Postes et Télécommunications in Yaoundé

Le mois dernier, du 17 au 19 septembre, nous avons organisé notre dernière tournée des DNSSEC en date à Yaoundé, Cameroun. Une centaine de participants étaient présents à l'École nationale supérieure des Postes et Télécommunications, à Yaoundé. L'atelier portait sur l'information du grand public, le renforcement des capacités dans le cadre de la mise en œuvre technique des DNSSEC, et l'évaluation de l'infrastructure actuelle au niveau des ccTLD, et les prochaines étapes du déploiement des DNSSEC.

Lors du Forum africain sur le DNS 2014 qui s'est tenu plus tôt cette année à Abuja, Nigeria, les discussions concernaient la façon dont les ccTLD devaient rendre les internautes plus confiants en garantissant les éléments suivants :

  • des services de noms de domaine géographiques stables ;
  • un processus d'enregistrement des noms de domaine simple ;
  • le traitement rapide des demandes d'enregistrement des noms de domaine ;
  • des ccTLD garantis pour les titulaires de noms de domaine.

Nous savons ainsi que l'Afrique a besoin d'augmenter le taux de pénétration d'Internet. Nous savons également que les pays africains ont besoin d'aide pour le déploiement des DNSSEC. Par conséquent, pour régler ces questions, nous avons décidé à l'ICANN de faire de la tournée des DNSSEC une partie intégrante de notre stratégie africaine, ce qui encouragerait le développement de l'expertise locale et le déploiement interne, en établissant la « confiance » et en présentant les possibilités commerciales.

Depuis son lancement l'année dernière, la tournée des DNSSEC a vu des pays bénéficiant d'une aide, comme le Kenya, obtenir leur fichier zone racine, tandis que d'autres, comme le Nigeria, la Zambie, le Rwanda, le Sénégal et le Burkina Faso, y arrivent peu à peu. Par ailleurs, cette année, nos projets concernent le Cameroun, le Liberia, le Botswana, l'Égypte et la Côte d'Ivoire, qui se préparent déjà à accueillir certains événements.

Il est important de souligner que des progrès sont réalisés sur le terrain en Afrique. Le Cap-Vert a pris des mesures significatives pour se diriger vers la signature de son ccTLD, tandis que le Sénégal et le Nigeria promettent d'obtenir leur code pays avant la fin de cette année.

Il est intéressant de noter qu'en Afrique, une catégorie de gestionnaires de ccTLD mettent en œuvre les DNSSEC avec leurs propres ressources techniques. En Tunisie, .TN a rejoint la liste des codes pays en septembre. Certains gestionnaires de ccTLD prennent encore leur temps pour décider quelle option choisir parmi les suivantes :

  • demander à un tiers d'obtenir le code pays pour eux
  • renforcer les capacités du personnel chargé des ccTLD et le faire eux-mêmes.

Chacune de ces options présente des avantages et des inconvénients, mais nous pensons que chaque gestionnaire devrait prendre une décision et obtenir son code pays dès que possible.

Quoi qu'il en soit, nous sommes sur le bon chemin pour accroître le secteur des noms de domaine en Afrique et régler certaines questions de développement des noms de domaine. Comme toujours, il est essentiel de s'informer et d'agir.

Plus d'informations sur le programme de la tournée des DNSSEC disponibles sur dnssec-africa.org.

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Yaovi Atohoun

Yaovi Atohoun

Stakeholder Engagement and Operations Director - Africa
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